Que ferions-nous autrement si nous pouvions recommencer notre tour du monde ? La réponse tient en un mot : moins. Moins de pays, moins d’avions, moins de visites.

Après avoir voyagé autour du monde pendant plusieurs mois, nous avons décidé de ne plus courir, de réduire notre empreinte carbone et d’arrêter de considérer un pays comme un produit de consommation. Voici les trois erreurs que nous avons commises et qui nous révèlent les grandes tendances voyages d’aujourd’hui.

Slow travel : arrêter de courir en tour du monde

L’itinéraire, le nombre de pays et le temps alloué à chaque pays sont les premières questions qui se posent en préparant un long voyage. Si nous devions vous donner un seul et unique conseil : prenez le temps ! De la même façon que vous dégustez chaque ingrédient de votre plat préféré plutôt que d’avaler un Big Mac en vitesse, offrez-vous le luxe de ralentir en voyage.

Ce n’est pas un hasard si nous étions déjà 53% en 2011 à souhaiter lever le pied quand nous visitons un pays (étude Ipsos). Aujourd’hui, cette tendance du slow travel ou voyage lent ne fait que grandir. Il s’agit d’une déclinaison du slow mouvement qui voit le jour initialement avec le slow food en 1986 à Rome en opposition à la multiplication de la restauration rapide (dont un certain McDonald’s est le symbole).

Notre itinéraire initial de voyage prévoyait pas moins de 20 pays ! Nous sommes passés tout près de l’indigestion. Heureusement, nous avons réduit considérablement la liste afin de visiter chaque pays pendant un mois. Ce n’est pas assez. Si c’était à refaire, nous réduirions davantage le nombre de destinations afin de profiter au maximum et d’éviter de courir. N’ayez pas les yeux plus gros que le ventre !

Ramen - Réussir son tour du monde : 3 erreurs à éviter en voyage

Aujourd’hui on déguste chaque instant de notre voyage comme chaque ingrédient de notre plat préféré du Japon : le ramen.

Voyage responsable : limiter son empreinte carbone

Huit heures pour relier New York depuis Paris, onze heures pour rejoindre Bogota : traverser l’océan Atlantique n’a jamais été aussi simple et aussi rapide. Après un bon film au dessus de nuages, on se réveille en un rien de temps à l’autre bout de la planète. L’envers du décor c’est l’impact de ce moyen de transport sur le changement climatique. Lors d’un vol aller-retour Paris-Sydney par exemple, on émet autant de CO2 en 48 heures qu’un Français moyen en 8 mois d’après le site tourdumondiste !

Heureusement pour la planète, la tendance du voyage responsable tend à se généraliser. D’après une étude Booking sur les tendances voyages de 2020, 51% de voyageurs se déclarent prêts à modifier leur destination et 48% ont prévu d’utiliser des moyens de transport lents afin de réduire leur impact environnemental. C’est une bonne nouvelle pour nous tous !

Dans notre vie quotidienne, nous faisons beaucoup d’efforts dans notre manière de consommer en limitant nos déchets et en consommant de manière responsable. Ces efforts sont en très grande partie anéantis par nos voyages en avion. Si c’était à refaire, nous choisirions de découvrir une seule région comme l’Amérique latine ou l’Asie. C’est idéal pour privilégier des moyens de transports peu polluants tout en réduisant son budget voyage.

Le bus de nuit au Vietnam c’est moins cher, moins polluant et toute une expérience !

Vivre un pays plutôt que le visiter

Le hashtag #bucketlist est utilisé massivement sur instagram (plus de 9 millions de fois), très souvent associé à des photos de voyages. Le terme n’a pas de traduction exacte en français mais peut se comprendre par liste de choses à faire avant de mourir.

Au début de notre tour du monde, nous construisions notre itinéraire en listant les incontournables de chaque pays comme si chaque paysage et chaque monument n’était qu’un simple produit de consommation. Cette manière de voyager a rapidement commencé à dicter notre parcours en nous empêchant de vivre pleinement notre expérience.

Quand nous avons compris que nous faisions fausse route, nous avons opté pour une nouvelle façon de voyager : se laisser le temps de vivre le moment présent et laisser plus de place à l’improvisation. Sortir des sentiers battus, privilégier les rencontres, utiliser les transports en communs, savoir faire une croix sur des lieux incontournables, autant de choix qui nous invitent à vivre pleinement notre aventure. Ce n’est pas étonnant que l’une des tendances principales identifiées par l’étude Booking citée plus haut soit de “prendre le temps de profiter des expériences”.

Créatrice dans un atelier de tisserand - Ha Giang

Rencontre improvisée à Ha Giang dans l’atelier de ces femmes marginalisées. Inoubliable.

Privilégier la qualité à la quantité pendant son tour du monde

Trop courir, trop d’avions, trop de visites : nous avons commis toutes ces erreurs au début de notre voyage. Aujourd’hui, nous faisons le pari de revenir aux fondamentaux pour ne pas percevoir le voyage comme un produit de consommation. Notre objectif est de ralentir, de limiter notre empreinte carbone et de profiter du moment présent.

Au final, ce dont nous nous souviendrons le plus après notre long voyage ce sont les moments vécus : notre rencontre avec les enfants dans le nord du Vietnam ou la nuit à discuter avec des népalais au milieu des Annapurnas. Le nombre de pays parcourus n’a que peu d’importance face à une expérience singulière souvent improvisée qui se révèle inoubliable.

Si la recherche “recits de voyage” est en hausse de 125% d’après l’étude Pinterest des tendances 2020 c’est parce que nous sommes justement à la recherche d’expériences et de moments à vivre où la qualité est plus importante que la quantité

Nous avons appliqué ce même principe sur le contenu de notre blog : nous racontons en récit et en images nos plus belles aventures pour vous inspirer et donner envie aux futurs voyageurs de les vivre à leur tour, tels des Nouveaux Vagabonds !

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